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« C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race : l’humanité. »

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mercredi 5 octobre 2011

botticelli


Alessandro di Mariano di Vanni Filipepi, dit Sandro Botticelli,
Est un peintre né entre le 1er mars 1444 et le 1er mars 1445 dans le quartier d’Ognissanti à Florence, où son père était tanneur. Il meurt en mai 1510 dans la maison de la Via della Porcellenna où il a travaillé toute sa vie. Botticelli est un surnom, de « botticello » qui signifie « petit tonneau », vraisemblablement donné à son frère aîné Giovanni, et qui passa rapidement au cadet. Alessandro Filipepi, qui sera plus tard surnommé Sandro Botticelli, naît dans le Borgo Ognissanti, cadet de quatre frères. Il grandit dans une famille modeste mais non pauvre, grâce au père, Mariano Filipepi, tanneur qui a son atelier dans le quartier voisin de Santo Spirito. Son frère Antonio, orfèvre de profession, lui prodigue son premier enseignement artistique. Botticelli entre à l’âge de quinze ans dans l’atelier de Fra Filippo Lippi (entre 1464 et 1467), moine et peintre de Florence, auteur de peintures religieuses. Il y travaille avec les peintres Antonio del Pollaiuolo et Andrea del Verrocchio quand son maître part pour Spolète. Cet apprentissage de l’orfèvrerie, de la gravure et de la ciselure influence la ligne de son dessin. Botticelli travaille beaucoup avec les artisans et notamment avec son frère Antonio, orfèvre avec qui il partage son atelier. Il reçoit sa première commande publique en 1470 quand il ouvre son propre atelier. Il s’agit d’une allégorie pour le Tribunal de Commerce de Florence qui doit représenter la Force, panneau qui doit s’insérer dans une commande passée à Piero Pollaiuolo qui devait livrer les six autres Vertus catholiques mais qui fut révoqué pour n’avoir pu les livrer à temps. Il compose en 1472 le diptyque des Épisodes de la vie de Judith (1472), avec La Découverte du cadavre d’Holopherne dans le style du Pollaiolo, et Le Retour de Judith à Béthulie, avec la sensibilité de Fra Filippo. Devenu l’ami des philosophes neoplatoniciens, en accueillant pleinement leurs idées, il réussit à rendre visible cette beauté qu’ils théorisent, en y rajoutant son interprétation personnelle du caractère mélancolique et contemplatif, qui le distingue des autres artistes de son temps comme le Martyre de Saint Sébastien de 1473, en une version totalement différente de celle du Pollaiolo. Botticelli fréquente le cercle de la famille Médicis, notamment les humanistes comme Ange Politien ou Pic de la Mirandole, ce qui lui offre protection et garantie de nombreuses commandes, comme L’Adoration des mages (celle de 1475), peinte pour la chapelle funéraire de Gaspare Zanobi del Lama de Santa Maria Novella, une œuvre importante dans laquelle il dépeint un cortège dans lequel il représente les membres de la famille Médicis. De cette même période date (1474-1475) une œuvre composée avec les mêmes principes qui révèle également l’influence flamande dans le Portrait d’un jeune homme portant le sceau de Cosme l’Ancien et plus tard en 1478, le célèbre Portrait de Julien de Médicis. À partir de 1481, Botticelli est appelé à Rome par le pape Sixte IV pour décorer la chapelle Sixtine accompagné par Cosimo Rosselli, Domenico Ghirlandaio et Le Pérugin pour illustrer les vies de Jésus et Moïse sur les murs latéraux de la chapelle. La rivalité qui existe entre le pape, un Della Rovere et les Médicis, ses mécènes, fait que son talent n’est pas reconnu. Il réalise trois grandes fresques Les Épreuves de Moïse, La Tentation du Christ et La Punition des Rebelles Lévites. Puis il revient à Florence, furieux de l’injustice qui a été faite à ses chefs-d’œuvre, et décide de ne plus jamais quitter sa ville natale. Aussitôt rentré, il peint pour la villa Medicea di Castello de Laurent de Pierre-François de Medicis, cousin de Laurent le Magnifique, Le Printemps en 1482 et la Naissance de Vénus en 1484, ses deux œuvres les plus connues. Il eut comme élève Filippino  Lippi, le fils de son maître, Fra Filippo Lippi.

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