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« C'est qu'au fond, il n'y a qu'une seule race : l’humanité. »

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mercredi 13 avril 2011


Contrôles radiologiques pour 144 Français de retour du Japon : contamination faible ou inexistante sans conséquences sanitaires attendues 

 08/04/2011 


Les contrôles radiologiques effectués par l’IRSN pour 144 Français à leur retour du Japon après l’accident de Fukushima montrent que leur contamination par des polluants radioactifs est soit inexistante, soit très faible, et en tout état de cause sans conséquences sanitaires attendues

Du 15 mars au 7 avril 2011, 144 personnes ayant séjourné au Japon après l’accident de Fukushima ont fait l’objet d’un examen par anthroporadiamétrie à l’IRSN, sur son site du Vésinet (Yvelines), pour évaluer les doses reçues. Cet examen a concerné 32 particuliers, 76 journalistes et 36 personnels navigants d’Air France.

Les 36 personnels navigants ainsi que 26 journalistes et 16 particuliers ne présentent aucune trace de contamination. En revanche, chez les 66 autres personnes, à savoir 16 particuliers et 50 journalistes, les anthroporadiamétries révèlent la présence soit d’iodes seuls, soit d’iodes et de tellures, soit à la fois d’iodes, de tellures et de césium.

Les doses thyroïdiennes dues à l’exposition à l’iode radioactif s’échelonnent entre 0,01 et 1,3 mSv pour les particuliers et entre 0,01 et 0,55 mSv pour les journalistes.

Les doses « corps entier » dues à l’ensemble des contaminants radioactifs absorbés s’échelonnent entre 0,001 et 0,08 mSv pour les particuliers et entre 0,001 et 0,03 mSv pour les journalistes.

Ces niveaux de doses sont très faibles, voire extrêmement faibles. Il est admis par la communauté scientifique et médicale que de tels niveaux de doses ne peuvent être à l’origine de conséquences significatives sur la santé des personnes exposées. A titre de comparaison, la dose corps entier reçue annuellement par les Français est en moyenne de 3,7 mSv, résultant essentiellement de l’exposition à la radioactivité naturelle ou à usage médical.

Ces évaluations dosimétriques d’une cohorte de 144 personnes sont maintenant suffisamment représentatives pour que l’IRSN considère injustifié de poursuivre les examens par anthroporadiamétrie et les évaluations dosimétriques correspondantes sur les Français revenant du Japon.


Cette position pourrait être revue pour des circonstances individuelles particulières, ou en fonction de l’évolution de la situation environnementale au Japon.

Les doses ont été évaluées à partir d’un examen spécifique, l’anthroporadiamétrie. Cet examen  consiste à placer la personne à analyser devant des détecteurs extrêmement sensibles pour mesurer les rayonnements émis par les éléments radioactifs présents dans la thyroïde et dans l’ensemble de l’organisme.

Le résultat de cette mesure est un spectre d’énergies dont les pics sont caractéristiques des éléments radioactifs ainsi détectés parmi lesquels figurent les éléments naturels systématiquement présents (potassium 40) et les éléments artificiels qui peuvent être incorporés lors d’un accident nucléaire, typiquement les iodes, les tellures et les césiums. L’analyse des spectres d’énergie permet de calculer l’activité de chaque élément radioactif, exprimée en becquerel (Bq), pour en déduire les doses au niveau de la thyroïde et du corps entier, exprimées en millisievert (mSv).

Zucchero - Scintille

Zucchero - Scintille

Victorio Gassman récite Automne Venise

Victorio Gassman récite Automne Venise

IRSN Institut de radio protection

1. COMMENT SE FORMENT LES DEPOTS RADIOACTIFS ?
Pendant toute la durée des rejets atmosphériques de la centrale de Fukushima-Daiichi et jusqu’à
dissipation complète du panache radioactif provoqué par l’accident, une partie des radionucléides
(sous formes d’aérosols ou de gaz solubles dans l’eau) se sont déposés au sol, selon deux processus
complémentaires (figure 1 ci-après) :
- le dépôt sec, qui se forme sur toutes les surfaces au sol au contact des particules
radioactives de l’air. Il est d’autant plus important que la concentration des radionucléides
dans l’air est élevée et que la pollution de l’air se prolonge dans le temps ;
- le dépôt humide qui se forme uniquement si des précipitations pluvieuses ou neigeuses ont
lieu. Il peut être beaucoup plus important que le dépôt sec formé au même endroit, car les
gouttes de pluie ou les flocons concentrent les particules radioactives de l’air et les
ramènent au sol. Une partie de ce dépôt humide reste sur place, là où il s’est formé, mais
une autre partie peut ruisseler en surface et rejoindre les cours d’eau.
Dépôts secs
Dépôts humides
Figure 1 Schéma illustrant la formation des dépôts secs et humides lors de la dispersion
atmosphérique de rejets radioactifs.
L’IRSN publie une estimation des doses reçues au Japon
par irradiation externe due aux dépôts radioactifs
provoqués par l’accident de la centrale
de Fukushima-Daiichi
12 avril 2011
L’IRSN fait le point sur les informations dont il dispose sur les dépôts radioactifs formés dans
l’environnement de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi et leurs conséquences
dosimétriques pour la population vivant dans les territoires contaminés.
2/5
La répartition géographique des dépôts autour de la centrale de Fukushima-Daiichi est hétérogène
et complexe. Elle dépend à la fois des trajectoires successives du panache radioactif formé par les
rejets de la centrale qui ont eu lieu pendant plusieurs jours, principalement entre le 12 et 25 mars,
ainsi que de la localisation et de l’importance des précipitations à ce moment là. Ainsi,
l’importance du dépôt n’est pas uniquement fonction de la distance du site nucléaire mais elle
dépend aussi du relief et du lieu où ont eu lieu ces précipitations pendant les rejets. Il peut alors se
former des « taches de dépôt radioactif », même à une certaine distance du site.
2. DE QUOI SONT CONSTITUES LES DEPOTS RADIOACTIFS DANS
L’ENVIRONNEMENT DE LA CENTRALE DE FUKUSHIMA-DAIICHI ?
Les dépôts radioactifs sont constitués de radionucléides présents dans l’air sous forme de fines
particules (aérosols) ou de gaz solubles dans l’eau (iode). Il s’agit principalement :
• d’iode radioactif (iode 131, iode 132) ;
• de césium radioactif (césium 137, césium 134 et césium 136) ;
• de tellure 132, dont la désintégration radioactive produit l’iode 132 évoqué ci-dessus ;
• du baryum 140, dont la désintégration radioactive produit du lanthane 140 également
radioactif.
Ces radionucléides émettent des rayonnements gamma qui contribuent à l’augmentation du débit
de dose ambiant. Cette augmentation a été graduelle, en fonction des épisodes de rejets successifs
et des conditions de dépôt, comme l’illustre le graphique ci-après pour le débit de dose ambiant
mesuré à Ibaraki.
0
0,5
1,0
1,5
μSv/h
Date
13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 01 02
Mars Avril
Mesure du débit de dose ambiant (en
microsievert par heure) à Ibaraki (Mito)
1
2
3
4
5
Figure 2 Évolution du débit de dose ambiant mesuré à Ibaraki-Mito (140 km au sud de la
centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi) entre le 13 mars et le 2 avril 2011. Les différentes
étapes numérotées sont commentées dans le texte.
Ce graphique montre plusieurs étapes dans l’évolution du débit de dose :
1) avant le 15 mars, le débit de dose (0,05 μSv/h environ) est caractéristique du bruit de fond
permanent d’origine naturelle ;
2) les 15 et 16 mars, les pics de débit de dose mesuré, atteignant jusqu’à 1,5 μSv/h, sont la
conséquence du rayonnement gamma émis par le panache radioactif qui se disperse à
Ibaraki ;
3/5
3) à partir du 17 mars, le débit de dose est régulier, à un niveau (0,2 μSv/h) plus important
que celui du 14 mars. Il correspond au rayonnement émis par le dépôt radioactif qui s’est
formé lors de l’épisode de pollution radioactive de l’air des 15 et 16 mars. La persistance de
ce dépôt explique le maintien du débit de dose à ce niveau plus élevé ; toutefois, on
observe une lente décroissance au cours du temps, correspondant à la disparition
progressive des radionucléides à vie courte (tellure 132, iode 132, iode 131…) ;
4) du 20 au 23 mars, des pics de faible amplitude correspondent à une nouvelle dispersion
atmosphérique de radionucléides rejetés par la centrale de Fukushima, sur le secteur
d’Ibaraki. Bien que moins importantes que celles observées le 15 mars, ces élévations de la
pollution radioactive de l’air entraînent à nouveau une augmentation du débit de dose
ambiant permanent (environ 0,3 μSv/h), conséquence du cumul d’un nouveau dépôt formé
notamment par les pluies qui tombaient au cours de cette période ;
5) à partir du 24 mars, le débit de dose ambiant devient régulier et décroissant
progressivement, signe de l’influence pratiquement exclusive du dépôt radioactif
persistant.
Des séquences similaires, d’un point de vue qualitatif, ont pu se produire sur l’ensemble des
territoires plus ou moins fortement touchés par les panaches radioactifs formés lors des rejets
successifs de la centrale de Fukushima-Daiichi. Selon le lieu, l’essentiel des dépôts radioactifs a dû
se produire entre le 12 et le 21 mars 2011.
3. CONSEQUENCES DES DEPOTS RADIOACTIFS SUR LES PERSONNES
EXPOSEES
Dès que le dépôt s’est formé, c'est-à-dire entre le 12 et le 21 mars selon le lieu au Japon, les
personnes résidents sur les territoires concernés ont un risque d’exposition selon deux voies
principales (figure 3) : la contamination interne par ingestion de denrées issues de cultures locales,
principalement les légumes à feuilles et le lait frais ; l’exposition externe au rayonnement émis par
le dépôt. Secondairement, il existe un risque d’ingestion involontaire de particules radioactives non
fixées sur les surfaces (dépôt labile).
Figure 3 Voies d’exposition aux dépôts radioactifs persistant dans l’environnement après
un rejet atmosphérique accidentel.
4/5
A partir des résultats de mesures du débit de dose effectuées il y a quelques jours par un aéronef
américain (DOE/NNSA), l’IRSN a évalué la dose susceptible d’être reçue pendant la première année
par la population locale en raison de l’irradiation externe due à l’exposition aux radionucléides
d’ores et déjà déposés sur le sol. Pour effectuer cette évaluation, la décroissance du débit de dose
mesuré par l’aéronef américain au cours du temps a été estimée en calculant, à l’aide de la
modélisation du rejet radioactif réalisée par l’IRSN, les différents types d’éléments radioactifs
rejetés et leurs répartitions respectives au cours du temps. La dose reçue par une personne située
toute l’année dans la zone est ensuite calculée en intégrant heure par heure le débit de dose sur
l’ensemble de l’année. A l’aide d’un coefficient de pondération, un effet de protection radiologique
des habitations pendant 50% du temps a été considéré.
Les valeurs estimées sont présentées dans la carte ci-après. Ces estimations ne tiennent pas
compte des doses susceptibles d’être reçues par contamination interne résultant de la
consommation de denrées produites localement, qui vient s’ajouter aux précédentes. Ces
premières estimations de dose, fournies ici à titre indicatif, devront encore être précisées par la
suite en fonction des nouveaux résultats de mesure disponibles.
Figure 4 Carte des débits de dose émis par les dépôts radioactifs dans l’environnement de
la centrale de Fukushima-Daiichi et estimation des doses susceptibles d’être reçues par
irradiation au bout de la première année.
5/5
Cette carte met en évidence une bande orientée vers le nord-ouest, de quelques dizaines de
kilomètres de long, où les dépôts semblent avoir été nettement plus importants qu’ailleurs, sans
doute à cause de la pluie ou de la neige qui est tombée sur cette zone au moment de la dispersion
du panache radioactif.
A titre de comparaison, la dose corps entier reçue annuellement par les français est en moyenne de
3,7 mSv, résultant essentiellement de l’exposition à la radioactivité naturelle ou à usage médical.
Compte tenu de la présence prépondérante de radionucléides de période radioactive courte
(quelques jours), l’essentiel des doses dues à l’irradiation externe par le dépôt est reçu au cours
des premières semaines suivant la formation du dépôt. Comme le montre le graphique de la figure
2, le débit de dose ambiant dû au dépôt radioactif diminue régulièrement en quelques semaines ;
dans quelques mois, ce sont principalement les césiums 137 et 134 qui contribueront au
rayonnement ambiant, à un niveau plus faible qu’aujourd’hui.

Les heros de Fukushima Japon

Les heros de Fukushima Japon

mardi 12 avril 2011

Vivre autrement: Le film jour aprés jour Tchernobyl Day

Vivre autrement: Le film jour aprés jour Tchernobyl Day

La catastrophe de Tchernobyl est un accident nucléaire qui s'est produit le 26 avril 1986 dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, située en Ukraine, qui faisait partie à l'époque de l'URSS. Cet accident a conduit à la fusion du cœur d'un réacteur, au relâchement de radioactivité dans l'environnement et à de nombreux décès, survenus directement ou du fait de l'exposition aux radiations. Il est le premier accident classé au niveau 7 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) (le deuxième étant la catastrophe de Fukushima, accident classé niveau 7 le 12 avril 2011), et est considéré comme le plus grave accident nucléaire répertorié jusqu'à présent.

La centrale nucléaire est située sur un affluent du Dniepr à environ 15 kilomètres de Tchernobyl (Ukraine) et 110 kilomètres de la capitale Kiev, près de la frontière avec la Biélorussie. L'accident de Tchernobyl est la conséquence de dysfonctionnements nombreux et importants : un réacteur mal conçu, naturellement instable dans certaines situations et sans enceinte de confinement ; un réacteur mal exploité, sur lequel des essais hasardeux ont été conduits ; un contrôle de la sûreté par les pouvoirs publics inexistant ; une gestion inadaptée des conséquences de l'accident1.

Les conséquences de la catastrophe sont importantes, aussi bien du point de vue sanitaire, écologique, économique que politique. Plus de 200 000 personnes ont été évacuées.

Un rapport de l'AIEA établi en 2005 recense près de 30 morts par syndrome d'irradiation aiguë directement attribuables à l'accident, et estime que le nombre de morts supplémentaires par cancer dans les populations les plus exposées aux rayonnements (estimé à 4 000 morts d'après les modèles de radioprotection) est trop faible par rapport à la mortalité naturelle (100 000 morts, soit 4 % d'accroissement) pour être détectable par les outils épidémiologiques disponible. accident s'est produit lors d'un exercice qui avait pour but de prouver que l'on pouvait relancer la centrale d'elle-même à la suite d'une perte totale du réseau électrique. La centrale était pourvue de générateurs diesel, mais ceux-ci mettaient 15 secondes pour démarrer et de 60 à 75 secondes pour arriver à leur puissance maximale. Ce laps de temps étant considéré comme trop élevé, l'objectif était d'utiliser l'énergie cinétique du turbo-alternateur pour relancer les pompes de recirculation primaires pendant cette période. Les réacteurs RBMK sont instables à faible puissance avec du combustible peu enrichi comme c'était le cas. Cet exercice a été conduit à une puissance trop faible et en plein pic Xénon et Iode : on qualifie ce phénomène d'« empoisonnement du réacteur ». La conduite à tenir à ce stade aurait été d'arrêter le réacteur pendant 1 à 2 jours en maintenant un refroidissement permanent le temps que l'iode et le xénon se désintègrent naturellement.

Le réactif de l'explosion est le liquide caloporteur, en l'espèce de l'eau légère. La chaleur aurait provoqué la radiolyse de l'eau, puis la recombinaison de l'hydrogène et de l'oxygène libérés aurait provoqué l'explosion qui a soulevé la dalle de béton recouvrant le réacteur. Selon d'autres experts, l'explosion serait une explosion de vapeur, conduisant aux mêmes conséquences. Le graphite incandescent après l'explosion a fait fondre la gaine des crayons d'uranium, en zirconium et s'est ensuivie la fusion de l'uranium lui-même qui dégagea des gaz et particules hautement radioactifs qui ont contribué à la contamination des nuages. L'incendie a été entretenu par la suite par la combustion du graphite. L'explosion n'a rien de nucléaire : si le point de départ est bien une réaction nucléaire en chaîne, c'est bien une réaction chimique, et non nucléaire qui a provoqué la catastrophe.

Suite à l'accident, de grandes quantités de radioisotopes, radioactifs (et pour certains, extrêmement toxiques de surcroît), ont été libérées dans l'atmosphère. L'accident qui s'est produit à la centrale nucléaire de Tchernobyl dans le réacteur n°4 est ainsi classé au niveau le plus élevé (le niveau 7) dans l’échelle INES qui mesure la gravité des accidents nucléaires.

EVACUATION TARDIVE DES POPULATIONS

Le 26 avril 1986, la population locale n’est pas prévenue de l'accident et poursuit ses activités habituelles sans prendre de précautions particulières. Ainsi à Pripyat, 900 élèves âgés de 10 à 17 ans participent à un « marathon de la paix » qui fait le tour de la centrale. Un film argentique amateur d'époque montre de manière très flagrante que Pripyat est déjà contaminée gravement : la radioactivité y a formé de nombreux flashs blancs au rythme de plusieurs par seconde17.

L'évacuation débute le 27 avril et les 45 000 habitants de Pripyat sont les premiers concernés. Ils n'ont été informés que quelques heures auparavant par la radio locale, qui leur demandait de n'emporter que le strict minimum et leur promettait qu'ils seraient de retour sous 2 ou 3 jours. Emmenés par l'armée, ils sont hébergés dans des conditions précaires dans la région de Polesskoie, elle-même gravement touchée par les radiations. Les premiers symptômes d'une forte exposition aux radiations (nausées, diarrhées, etc.) commencent à apparaître déjà chez beaucoup d'entre eux.

Au début du mois de mai, les 115 000 personnes habitant dans un rayon de 30 km autour du site sont évacuées, opération qui se poursuit jusqu'à la fin du mois d'août. Chaque évacué reçoit une indemnité de 4 000 roubles par adulte18 et 1 500 roubles par enfant. Les évacuations touchent au total environ 250 000 personnes de Biélorussie, de Russie et d’Ukraine. Slavoutich, une ville comptant plus de 30 000 habitants à la fin de l'année 1987, est créée ex nihilo.

Les quelque 600 000 « liquidateurs » qui étaient intervenus sur le site reçurent en moyenne une dose de l'ordre de 100 mSv (de 10 à 500 mSv) ; et le taux de mortalité de ce groupe semble avoir augmenté de quelque 5 %, conduisant à une estimation de quatre mille morts supplémentaire.

L’annonce de l’accident

Le 28 avril 1986, vers 13 heures, les Suédois informent directement le Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), dépendant du ministère de la Santé (mais aussi Centre de référence européen pour la mesure des faibles radioactivités), de la contamination de leur atmosphère qu’ils imputent à un accident nucléaire soviétique. Dans la soirée, le Kremlin reconnait la survenue d’un accident dans un réacteur de type RBMK de la centrale de Tchernobyl, sans en préciser la date, l’importance ni les causes. Le soir même, le Pr Pierre Pellerin, directeur du SCPRI, fait équiper des avions d’Air France, se dirigeant vers le nord et l’est de l’Europe, de filtres permettant, à leur retour, d’analyser et faire connaître la composition de cette contamination. Invité du 13 heures d’Antenne 2, le lendemain 29 avril, Pierre Pellerin fait état de ses contacts avec les experts suédois, dénonce à l’avance le catastrophisme des médias et tient des propos rassurants : « même pour les Scandinaves, la santé n’est pas menacée ». Le soir même, son adjoint, le Pr Chanteur, répond à une question du présentateur : « on pourra certainement détecter dans quelques jours le passage des particules mais, du point de vue de la santé publique, il n’y a aucun risque »1. En France (comme en Suisse), les prévisions météorologiques sont favorables, et l’on pense que l’anticyclone des Açores devrait bloquer l’arrivée éventuelle du panache radioactif, ce qu’annonce par exemple Brigitte Simonetta sur Antenne 2 au JT de 20 h, le 29 au soir.

C’est malheureusement le terme impropre de « nuage » qui est bientôt popularisé en France. Or il ne faut pas confondre le panache et les nuages. Le panache, ensemble des émissions radioactives rejetées pendant les journées qui ont suivi l’accident, mélangées à l’air chaud de l’incendie du réacteur ne contient que très peu de vapeur d’eau. Il se dilue dans l’atmosphère, sa radioactivité diminuant selon les demi-vies des radioéléments relâchés. Les dépôts par temps sec sont fonction de la masse des particules ou aérosols et du relief. Mais les vrais nuages jouent un rôle important car s’ils crèvent au-dessus du panache, leurs gouttes d’eau entraînent plus abondamment les particules radioactives. La conjonction des deux, aléatoire, crée des dépôts humides géographiquement très hétérogènes, en taches de léopard.L’arrivée du panacheControverse sur les conséquences sanitaires en France

Cancers de la thyroïde

Une éventuelle augmentation de la mortalité liée au passage du nuage de produits radioactifs serait liée à une augmentation du nombre de cancers de la thyroïde déclarés chez les personnes qui étaient enfant en 1986 (lors du passage du nuage).

En effet, dans la zone de Tchernobyl, beaucoup plus exposée que les régions françaises, il n'y a pas eu d'augmentation des cancers des adultes provoqués par la catastrophe mais il y a eu une augmentation du nombre d'enfants atteints, estimée à 2 000 cas.

Le film jour aprés jour Tchernobyl Day


lundi 11 avril 2011

Pétition en faveur des Plantes Médicinales :

Pétition en faveur des Plantes Médicinales :
l'Ouragan sur Internet


Chers amis,
  • Compte tenu de la dimension européenne du problème et de vif débat suscité sur les sites francophones, nous lançons une version anglaise de la pétition. Cliquez ici pour y accéder. Ou transférez ce lien à vos contacts européens :http://savenaturalhealth.eu
  • Lisez en bas de ce courriel l'interview de Thierry Souccar sur les dangers qui pèsent sur la santé naturelle en Europe. Thierry Souccar est le fondateur du site de référence  www.lanutrition.fr, et co-auteur du best-seller "Santé, Mensonge et Propagande", aux Editions du Seuil. (Thierry Souccar publie aussi une newsletter sur les nouvelles découvertes de la santé naturelle : vous pouvez la recevoir gratuitement en cliquant ici).
  • Nous répondons ci-dessous aux fausses rumeurs qui ont suivi notre pétition. Vous pourrez constater que loin d’être une vue de l’esprit, comme certains l'ont écrit, la menace contre les plantes médicinales est bien réelle. Notre but est maintenant de faire évoluer cette réglementation dans le sens d’une plus grande liberté d’accès aux plantes.Ce email vous est envoyé par le Collectif pour la Protection de la Santé NaturellePour nous écrire
    : contact@defensemedecinenaturelle.eu Pour nous envoyer de la documentation par courrier, merci de vous adresser à :
Collectif pour la Protection de la Santé Naturelle
253A Chaussée de Wavre
1050 BRUXELLES - BELGIQUE