Le capitalisme et les hommes qui le font vivre n’en sont plus depuis longtemps à un paradoxe près. Quand la crise affame – et affamera plus encore demain – une multitude d’hommes, de femmes et d’enfants partout dans le monde l’économie des jeux prospère sans vergogne.Du pain et des jeux proclamait Jules César pour calmer la plèbe. Il est probable que pour lui le pain comptait avant les jeux du cirque. Deux mille ans après JC, les jeux sont planétaires et la malnutrition – entre autres maux de la misère – frappe un milliard d’êtres humains. L’exutoire des jeux hyper médiatisés et archi mercantilisés est partout utilisé pour détourner l’attention et le désir des peuples. A l’heure de l’endormissement généralisé, la France ne saurait déroger à la règle vulgaire.
Dans le sport tout explose : la pub, le dopage, les paris, les temps d’antenne, les salaires des dieux du stade, etc. L’activité éditoriale aussi qui n’a jamais connu une parution de livres si florissante qu’à l’occasion de l’actuelle coupe du Monde de football.
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